Prévention.

Bonjour ! Tu veux être prévenue de la fiction qui va suivre ? Pas de problème.
Entre l'adresse hotmail suivante dans ton msn et tu recevras un email à chaque fois qu'une suite sera postée.

Adresse de prévention : Fiction-Prevention@hotmail.fr

Je suis obligée de passer par la prévention par mails qui prend beaucoup moins de temps que celle par commentaires.
Merci de votre compréhension et bonne lecture ( ;

x-Cam'.



Je vous* aime. (L)

# Posté le vendredi 06 juin 2008 09:46

Modifié le mardi 16 septembre 2008 13:53

Introduction.

Introduction.
- Macky ?
- Ouaip ? répondit la jeune fille dont la tête dépassait de l'encadrement de la porte de la cuisine.
- Y'a Framboise qui a perdu une jambe, Tom l'a lancé contre le mur, un peu trop fort, mais il a appelé le vétérinaire pour cheval, il arrive dans 30 minutes
, expliqua le petit garçon brun.
Le visage de la petite fille s'assombrit. Framboise était son cheval préféré, elle adorait brosser sa longue chevelure soyeuse, les soirs où elle était seule dans le noir et qu'elle n'arrivait pas à fermer l'½il, entendant sa mère pleurer en silence dans sa chambre. Elle se précipita dans la chambre des jumeaux et attrapa sa jument par la queue en la faisant tourner sur elle-même.
- T'en fais pas, le vétérinaire va la réparer, la rassura Bill.
- Et il est où ?
- LAAAAA ! annonça fièrement Tom qui tenait en main un action-man qui n'avait plus qu'un bras. Je te présente le docteur Kaulitz : « Bonjour Barbie, présentez-moi la petite jument je m'en occupe tout de suite », il prit une voix de fille suraiguë, « Oh elle est très mal en point, je m'inquiète beaucoup docteur ! Pourrez-vous la sauvez ? » « Je vais faire tout mon possible madame, ne vous inquiétez pas. »
Malgré la tristesse de savoir que son cheval préféré avait une jambe en moins, elle éclata de rire. Tom sourit, fière d'avoir rendu le sourire à son amie, puis se leva, en faisant virevolter les courtes dreads qui parsemait son crâne.
- On va jouer dehors ? J'en ai marre de jouer à Barbie, elle m'énerve.

La jeune fille acquiesça en riant. Bill se leva à son tour, et ils partirent tout les trois jouer dans le jardin des jumeaux. La petite fille venait souvent jouer chez eux, et inversement. Leur parents travaillaient souvent, ils pouvaient se voir quand ils le voulaient. C'était un trio inséparable, quand on voyait l'un d'eux, les deux autres n'étaient jamais loin. Agés de 5 ans, ils se connaissaient depuis l'âge de 3 ans, année où Macky avait déménager dans le village avec sa mère.
Arrivés dans le jardin, Tom courut jusqu'au toboggan, monta sur l'échelle, faisant semblant d'être un pilote dans un avion qui allait s'écraser. Macky éclata de rire en voyant sa tête.
- Bip, bip, meidei, meidei ! hurlait le petit dreadé.
- Tomeuh ! Descends j'ai envie de monter moi aussi ! se plaignit son frère.
- Mais ! attends, l'avion s'est pas encore scratché !
La jeune fille gloussa, et courut jusqu'à la balançoire. Elle se percha sur un siège, et se balança, imaginant qu'elle était un oiseau, prêt à l'envol. Et elle s'envola...

3 ans plus tard.

- Alors ma chérie, tes bagages sont prêts ?
- J'suis pas ta chérie, s'pèce de mou du gland.
- Macky ! s'indigna sa mère, je t'interdis de parler comme ça à Brandon !
- Mais c'est vrai ! ! se défendit-elle.
- Macky ! Et d'abord, qui t'as appris ça ?
La petite fille, âgée de 8 ans seulement, se renfrogna. Sa mère ne l'emporterait pas. Pas cette fois. Elle lui lança un regard noir.
- C'est Tom, maugréa-t-elle d'une façon à peine audible.
- Qui ?
- C'est les CM2 ! ! Ils nous font tout le temps chier avec les jumeaux !
- Arrête avec les gros-mots et va finir tes bagages ! Dans 1 heure, on est à l'aéroport.
- J'veux pas partir en France, c'est nul ! ! ! ! ! hurla Macky.
Elle passa à côté de sa mère comme une furie, faisant la moue, et entama la montée des escaliers. Elle ne voulait pas partir en France avec sa mère et son nouveau copain ( oui « nouveau », elle changeait souvent en ce moment..). Mais surtout elle ne voulait absolument pas quitter Bill et Tom. C'est impensable. Vraiment impensable.
Non seulement elle en voulait terriblement à sa mère (et c'était peu dire !), mais encore plus à l'autre mou du gland de Brandon. Il gâchait sa vie. Elle le haïssait.
Au moment de boucler son dernier bagage, elle jeta un coup d'½il au pistolet à eau de Tom resté sur son lit, vestige de leur énorme bataille d'eau de la veille. Elle sourit de toutes ses dents, dévala les escaliers en trombe, pistolet en main, et sortit en claquant la porte derrière elle.
30 secondes plus tard, elle était devant la porte des Kaulitz. C'est Simone qui lui ouvrit.
- Tom a oublié son méga pistolet à eau... expliqua la jeune fille, la tête baissée.
- Ah, oui. Entre, ils sont dans leur chambre.
Elle acquiesça et se dirigea vers la chambre des jumeaux en remarquant que Gordon avait refait son apparition chez eux. Tiens, beaux-pères contre attaque...
A peine eut-elle mis un pied dans la chambre, que Tom lui arracha le pistolet des mains dans un grand sourire.
- Waouw ! Trop cool, j'le cherchais partout ! ! s'exclama-t-il.
Elle sourit et s'assit contre un mur, repliant ses genoux contre sa poitrine, le regard planté droit devant elle. De quelle façon allait-elle leur dire ? Ca faisait des mois qu'elle repoussait ce moment... La boule d'angoisse augmentait au fil des secondes, à la limite du supportable.
Bill s'approcha d'elle, sentant le malaise, et passa un bras autour de ses épaules.
- Ca a pas l'air d'aller... constata-t-il.
- T'as raison, ça va pas. Brandon est de retour, j'me casse en France dans 1 heure...
Un blanc passa. Puis Bill se leva d'un coup, faisant sursauter son frère qui lâcha brusquement le pistolet. Après quelques secondes passées à fixer la jeune fille mal à l'aise, il s'écria :
- Quoi ? ! Mais c'est impossible ! ! ! Dis-moi que c'est pas vrai ? ! hurla bill.
Elle soupira, une sensation bizarre venant titiller ses yeux.
- J'aimerais bien...
Tom, n'ayant pas perdu un mot de la conversation, s'assit sur le lit du bas, la bouche grande ouverte. Quant à Bill, il arborait une expression horrifiée qui commençait à effrayer la jeune fille...
- Non. Tu peux pas partir, c'est impossible... répéta-t-il.
Tom secoua la tête, et posa sa main sur l'épaule de Bill dans un geste protecteur.
Macky hocha tragiquement la tête.
Soudain, elle entendit sa mère l'appeler de la cuisine des Kaulitz. C'était l'heure. Mais l'heure de quoi au juste ? Des souffrances ? Faut-il souffrir pour espérer connaître quelque chose de la vie ?
Elle regarda les jumeaux tour à tour, les larmes aux yeux, pour la première fois.
Elle serra les dents en se levant, puis leur sourit, pour la dernière fois. Putain d'adieux à la con...
- S'il vous plaît... commença-t-elle.
Ils la regardaient fixement. La jeune fille se mordit la lèvre inférieur, sentant que dans peu de temps, elle devrait rejoindre sa mère pour partir loin d'eux, peut-être pour toujours...
- Ne m'oubliez pas. Termina-t-elle dans un énorme effort de volonté.

Une unique larme, la première, roula le long de la joue de Tom, tandis que des dizaines noyaient déjà celles de Bill. Elle partit sans un mots, sans un regard en arrière, s'essuyant les yeux avec sa manche.
En arrivant dans la cuisine, Simone la serra dans ses bras, et elle sut tout de suite de quoi discutaient les deux mères avant son arrivée.
- Tu vas nous manquer, chuchota-t-elle en ébouriffant les cheveux blonds de Macky qui réprima une grimace.
Elle luttait maintenant pour ne pas pleurer. Pas devant sa mère, pas maintenant, plus tard, quand plus personne ne la regarderait.
- Surtout à Bill et Tom, conclut Simone sans savoir que sa phrase eut l'effet d'un coup de poignard pour la jeune fille.
C'en était trop. Macky sortit de la maison en courant.
10 minutes plus tard, elle se trouvait dans la voiture de Brandon direction l'aéroport, respirant l'odeur insupportable du neuf. Trop de neuf, trop de nouvelles choses à devoir affronter, tout ça lui faisait peur.
Jamais sa mère et sa « carrière de mannequin » n'aurait puent se payer cette voiture. Et c'était bien ça le problème...
Au moment où Brandon glissait les clefs dans la voiture, Bill arriva en courant, suivit de Tom qui lui criait quelque chose. Macky ne voulut pas se retourner. Elle ne se retournerait plus. Sinon, elle allait pleurer, c'était sûr.
Au lieu de ça, elle observait la scène dans le rétroviseur, le visage crapuleux de Brandon lui parvenant par la même occasion. Elle lui tira méchamment la langue, ce qui lui tira un rictus qui la fit frémir.
La voiture démarra.
- Non, Macky ! NOOOON ! hurla Bill.

Mais la voiture avança, et Macky avec, sans se retourner, pour ne faire demi-tour que 7 ans plus tard...




Longue introduction postée... Les premières impressions ? Je stresses un peu là... =S

PS : Et encore merci à mes tous premiers lecteur, Tom, Aurianne et Flo' vous avez été de très bonnes critiques ! x'D

# Posté le vendredi 06 juin 2008 10:02

Modifié le samedi 30 août 2008 13:31

1. My silent scream.

1. My silent scream.
PDV Macky :
Cette fille brune avec ses mèche rose platine.
Elle est trop maquillée. Elle est trop belle. Rien que dans sa manière de faire elle est trop.


Ca y est . Nous y voilà. A attendre devant la porte comme ça, en plein hiver, alors que le froid vient me chatouiller les oreilles, je me demande comment tout à put autant changer en l'espace de 7 ans.
Pas le paysage, non. Lui est toujours identique à lui même, gris, terne, et désert hormis les arbres et les champs venant s'ajouter à ce décor monotone.
Non, le changement est plus profond. Ou peut-être est-ce seulement moi qui me demande ce que je fais là, sur le seuil de la porte de mon cousin que je n'ai pas vu depuis 7 ans, le jour où j'ai quitté l'Allemagne, mais avec qui j'ai gardé contact grâce aux mails et msn (qu'est ce que serai la vie sans msn franchement ?).
Une des seules personnes qui m'aime sincèrement, et pas seulement pour mon cul ou ma réputation.
Ce n'est pas pour autant que j'étais d'accord de quitter Paris pour m'enterrer ici. Même pour lui je ne cesserai pas d'être égoïste. Pas pour rien que ma mère ne veut plus de moi : j'ai tendance à dire ce que je pense, même si c'est déplacé. Et j'en ai marre de tous ses mensonges à peine cachés.
Finalement, après avoir pressé 100 fois la sonnette de la porte, cette dernière s'ouvre sur ma tante que je reconnais aussitôt, même si 7 ans se sont écoulés avant aujourd'hui.
Elle me sourit tendrement, puis pose les yeux sur ma jupe d'évidence trop courte, je peux sentir son sentiment de pitié jusqu'ici.
- Entre ma belle, tu vas t'installer, Andréas est chez des amis il ne va pas tarder.

J'hoche lentement la tête et fais aller mes yeux le long des mur, des meubles. La maison n'est pas très grande, elle ressemble à peu près à celle conservée dans mon esprit, même si au fil du temps l'image avait un peu été brouillée.
Je ne prends pas la peine de relever et traîne ma valise à l'étage, dans une chambre qui, je suppose d'après le style, appartient à Andréas.
Je m'écroule sur le lit défait, sans même sortir mes affaires de mon imposante valise, et m'imprègne de l'odeur de mon cousin. Cette odeur que je n'ai pas sentie depuis 7 ans, elle n'a pas changé pourtant.
Cherchons des points positifs puisque je suis condamnée à rester exilée ici, dans le fin fond de la campagne, toute l'année scolaire. Enfin si ma mère se décide à vouloir revoir ma tronche un jour. Sinon, au moins jusqu'à la majorité. Et 3 ans, c'est long. Heureusement qu'une agence de mannequin où je pourrais aller poser se trouve dans la ville d'à côté, sinon, je crois que j'aurais déjà sauté.
Le voyage Paris-Loitch m'avait certainement épuisée plus que je ne le pensais, car quand j'ai rouvert les yeux, il faisait nuit noire et je n'avais pas bougé de l'endroit où je devais m'être endormie : le lit d'Andréas (ou ce qui avait du être un lit dans une autre vie).
Dans un extrême effort de volonté, je réussis à me lever et à me diriger vers le salon d'où s'échappent des rires étouffés, la bouche pâteuse et les yeux entrouverts.
Finalement, mes pas ne me guidèrent pas vers le salon mais dans les toilettes où je soulageai ma vessie qui menaçait d'explosion d'une minute à l'autre.
Ce chemin m'avait éreinté encore plus que je ne l'étais déjà, si bien que je ne pris même pas la peine de descendre voir Andréas et ses amis, je me rendormis à la même place qu'il y a quelques minutes, dans la même position, comme si mon déplacement n'avait été qu'imaginaire.

Accroupie dans des toilettes inconnues, je vomissais tout ce que je n'avais pourtant pas mangé ce soir, avec l'impression désagréable de me vider de moi-même.
Je sentais vaguement cette pression sur mon épaule et cette main écartant mes mèche roses et noires poisseuses de mon visage, mais tout était assez flou.
Je ne savais pas trop quand et comment je m'étais réveillée, ni pourquoi j'avais l'impression de mourir, mais ça n'avait plus d'importance.
Mon corps était secoués de spasmes, je distinguais vaguement les cheveux blonds platine d'Andréas devant moi.
- Bienvenue à Loitch, Belle demoiselle, me lance-t-il d'un ton doucereux.
- Ah putain... Qu'est ce qui c'est passé ? Demandai-je en réprimant une grimace de dégoût.
- Je sais pas. Je t'ai entendu crier alors je suis arrivé et tu était en train de vomir élégamment dans mes toilettes. Hum, dis-moi, ça t'arrive souvent ? me demande-t-il espièglement.

J'haussai négligemment les épaules en lançant le sourire le plus pathétique de toute mon existence, et sortit de ces toilettes exiguës, Andréas derrière moi.
- Tes amis sont toujours là ? demandai-je pour briser le silence pesant.

Nous savons très bien tout les deux que nous ne parlons pas de simples amis qui viennent passer la nuit chez lui, comme ça, sur un coup de tête, mais ne disons rien.
- Dans le salon, répond-il simplement.

J'aurais sûrement put descendre dire bonjour, ou au moins me réjouir du fait de revoir mes anciens amis d'enfance mais je n'en avais tout simplement pas envie. De toute façon, toute notion de mon passé était tellement... irréelle. Comme si ce n'était pas moi, cette petite fille insouciante. Elle a le même passé que moi, les même souvenirs, le même physique, mais ce n'est pas moi.
Elle n'était pas égoïste, pas aussi belle, pas aussi enviée, respectée, et détestée à la fois. Elle était juste elle sans se poser de questions, sans sortir du lot (ou presque pas), et elle a disparu, tout comme sa vie a disparu avec elle pour laisser place à la nouvelle, l'hypocrite, et la superficielle Macky. C'est comme ça, point, on y peut rien, et il n'y a rien à faire ou à ajouter.
- Tu devrais aller leur parler... croit bon d'ajouter Andréas, à tort, bien sûr.
- Pas envie, j'ai rien à leur dire, tu sais très bien. Je vais me rendormir, je suis morte. Bonne nuit, à demain.
- Mais, Macky...
- Fin de la discussion.

Je tourne les talons et disparaît dans le couloir. Andréas pousse un long soupir à peine caché et je vais me recoucher, les yeux grands ouverts fixés au plafond, sans pouvoir me rendormir, bien évidemment.
J'ai essayé d'ordonner à mon cousin par télépathie de leur dire de rentrer passer la nuit chez eux. J'y ai pensé de toutes mes forces, mais je n'ai pas entendu la porte se fermer. Et je n'ai entendu personne aller se coucher.
Finalement, mes yeux ont finis par se refermer, fatigués de temps d'efforts télépathiques, sûrement.

Je l'entends encore pleurer, dans sa chambre, mais je n'ose rien dire. Nous sommes dans notre ancienne maison, celle en face des jumeaux, ils dorment à côté de moi.
Personne ne paraît l'entendre, sauf moi. Elle est allée à un photo shooting aujourd'hui, avec Brandon. Elle m'a dit que c'était son photographe, qu'il allait faire décoller sa carrière de mannequin. Je suppose que c'est vrai, car, aujourd'hui, elle a ramené beaucoup de billets de 100 et 50 ¤.
Ensuite, elle est montée prendre sa douche et elle s'est enfermée dans sa chambre où je l'ai entendu pleurer. J'entends certaines personnes chuchoter sur son passage, dire des trucs pas super gentils sur elle, voir carrément méchant parfois, ou la regarder de haut, mais moi je m'en fiche. Pour moi, c'est la meilleure, même si je la vois pas souvent à cause de ses séances photos. En plus, elle est belle. Elle est vraiment belle, avec ses cheveux blonds bouclés.
Je me lève finalement, en faisant le moins de bruits possible et traverse le couloir pour ouvrir doucement la porte de sa chambre.
Je plisse les yeux, le noir m'empêche de distinguer les formes bizarres sur le lits. Elles bougent. On dirait ma mère et Brandon. Nus.
Je ne veux pas comprendre, ou essayer de comprendre ce qu'il se passe et referme la porte dans un grand fracas. J'hurle, tout ce que j'ai envie de lui cracher à la gueule, je cris tout ce que j'ai, jusqu'à en avoir mal. La gorge en feux, je n'arrive même pas à pleurer, juste à crier comme une hystérique, mais personne ne m'entend, pas même Bill et Tom, ou elle, personne.
Je sais. Même si je ne veux pas l'admettre.

Il est déchirant ce crie, j'ai l'impression qu'il me déchire moi aussi. Mes yeux étaient grands ouvert et fixaient le plafond devant moi. Jusqu'à ce que je me rende compte que je ne criais pas, que c'était seulement dans ma tête.
Je me levai et partis dans le salon le plus furtivement possible, ne pas me faire remarquer surtout. Je me rendis soudain compte que j'étais toujours habillée. Je ne me suis pas déshabillée hier, c'est vrai, la fatigue sûrement, faut que je me reprenne, c'est mauvais pour le teint.
Je partis dans la cuisine où je me fis un chocolat chaud, je n'ai jamais pu supporter le café. Il faisait toujours nuit dehors, et il neigeait. Le temps idéal pour des vacances de Noël en principe. Sauf que les gens n'avaient pas l'air plus heureux que ça. Mais bon, ça c'est leur problème, de toute façon, maintenant, il faut beaucoup pour les satisfaire ces pauvre cons. Ils croient qu'ils ont une vie passionnante, dans leur petit village pommé, ils croient sûrement qu'ils sont à envier. Ils me font pitié, ils ne savent même pas ce que c'est la vie, ce qu'il se passe dehors pendant que eux sont bien tranquilles à se faire chier toute leur vie chez eux. Une vie sans tourments, sans remous, mais sans gloire et sans succès. Oui, je suppose qu'ils sont plus ou moins heureux. Mais qu'est ce qui importe le plus ?
Une main se pose soudainement sur mon épaule, mon c½ur manque un battement.
- T'es vraiment une salope, me crache-t-il à la gueule avec mépris, comme si nous n'étions plus deux étrangers, comme si il n'avait pas 7 ans qui nous séparait.
Comme avant, ai-je envie de dire, sauf qu'avant il n'aurait jamais dit ça, pour la simple et bonne raison que je n'étais pas une salope, avant.
- Tu sais pas de quoi tu parles, Tom, répondis-je calmement.

Je le pousse sur le côté tandis que je pars chercher le cacao en poudre pendant que le lait chauffe dans le micro-onde en émettant un bruit sourd et régulier.
- Il t'a attendu toute la soirée, il était presque content de te revoir malgré la façon dont tu l'as abandonné y'a 7 ans.
- C'est pas mon problème, va te faire foutre, allez tous vous faire foutre avec vos idées préconçues à la con.

Il se tait, n'ayant rien à redire sûrement. Je lui lance le sourire le plus désinvolte que je peux trouver, si je m'étais vu à ce moment même, je crois que je me serais giflée. Bizarrement, il a un sourire malicieux sur les lèvres et baisse la tête en retenant un petit rire. Je sais qu'il est presque aussi cruel que moi d'après ce que Andy me disait sur msn, mais je suis quand même surprise par sa réaction. Il me toise de haut en bas, presque avec envie.
- Comment tu fais pour te supporter ?me demande-t-il seulement en quittant la cuisine.

La réponse ne sort pas immédiatement. Le micro-onde émet un bip m'indiquant que mon lait est chaud. J'attrape la tasse, verse du cacao dedans, et l'emmène dans le salon où je me vautre sur le canapé en regardant les clips musicaux.
Je n'ai même pas envie de boire ma boisson. C'est en entendant des pas feutrés descendre les escaliers, que je reconnaîtrais entre mille, que je réponds à la question de Tom, celle qui cogne dans ma tête depuis des années.
- Je ne me supporte pas.




Voilà un premier chapitre posté. Alors qu'est ce que vous pensez de Macky ?
Vos impressions général ?
Je sais que je change totalement de style par rapport aux autres fiction, mais bon, faut bien changer hein, sinon ça devient monotone. Enfin je compte sur vous pour me dire ce que vous en pensez !
Et merci encore d'être si fidèles, si vous saviez comme je vous aime mes lectrices, vous êtes toute ma vie.

Puis-je espérer 50 com' pour la suite ?

# Posté le dimanche 17 août 2008 13:30

Modifié le mardi 28 octobre 2008 05:18

2.Fais comme si on ne se détestait pas s'il te plaît.

2.Fais comme si on ne se détestait pas s'il te plaît.
- Ca m'étonne pas, me balance Bill en s'asseyant sur un fauteuil.
- Normalement, on dit bonjour le matin, même si on a pas envie de voir la personne qui est en face de sois ,dis-je calmement, sans le regarder.

Il a un petit rire narquois, comme si il n'avait rien d'autre à faire que de me persécuter de bon matin, mais je ne m'en formalise pas. De toute façon, je m'en fou de lui, de son frère et de leur avis. Ils ont dût être au courant pour ma mère... Au courant des rumeurs tout du moins.
- Arrête Macky, s'il te plaît. Tu sais très bien que c'est faux.

Ce qui est bizarre, c'est que ça m'a mis en colère de plus belle. Peut-être à cause du ton étonnamment calme qu'il avait employé, ou de cette froideur dans sa voix. Ou juste simplement parce que c'était la seule personne qui me connaissait, même si ça faisait 7 ans qu'on se s'était pas vus et que j'avais changé de fond en comble, et qu'il se comportait comme le dernier des cons.
Après ce petit échange de paroles peu amicales pour des meilleurs amis venant de se retrouver, le silence retomba, la télé était le seul bruit, ou ronronnement à me ramener à la réalité.
C'était une émission débile, tout ce qu'il y a de plus banale. Le genre d'émission que les ados de 15 ans comme nous regardent, les ados normaux, hors, ce n'était pas notre cas. Car si moi j'avais changé, autant physiquement que mentalement, lui, encore plus.
Ses cheveux avaient poussé, pas de beaucoup, il se les était coiffés autrement par contre et avait laissé tombé la teinture rouge. Ses cheveux maintenant noir de jais, aussi noir que les miens (il avait du utiliser la même teinture je suppose) avaient du baigné dans de la laque. Une grosse mèche noire lui barrait l'½il gauche, et le derrière de son crâne était orné de petit pic de cheveux laqués.
Le tout donnait un style pas mal, façon manga rockeur androgyne.
Tom était devenu vraiment sexy et avait gagné en maturité, Bill était devenu tout simplement envoûtant.
- Et qu'est ce que ça peut te foutre ce que je te dis hein ? Tu connais rien de moi. Tu ne connais plus rien tout du moins. Il aurait mieux fallu que vous m'oubliez, ç'aurait été plus simple pour tout le monde, je crois.
- Tu as supplié qu'on ne t'oublies pas, objecte-t-il. On dirait que tu changes souvent d'avis...
- Ta gueule, soufflai-je en me massant les tempes que je sentais douloureuses.

Je me lève et pars dans la chambre d'Andréas que je trouve avachit sur son lit en compagnie de Tom. Tout deux me toise bizarrement, avec un sourire tendre pour Andréas et un sourire impénétrable pour Tom. Façon Tom, quoi. Han putain, il est trop sexy. Je lui lance un regard bourré de sous-entendus, puis me dirige vers ma valise.
- Je ne vous embête pas plus longtemps, je prends juste de quoi me fringuer pour le casting, déclarai-je, laconique, en cherchant dans ma valise ma jupe rose pétante et un débardeur vert à rayure s'accordant parfaitement avec.
- Tu ne nous embêtes pas, m'assure Andréas. Tu as parlé à Bill ?
- Non, j'ai remis Bill à sa place, correction.

Sur ce, je quitte la pièce, m'enferme quelques minutes dans la salle de bain et en ressort fine prête, et enjouée pour ce putain de casting. Ma mère avait eu l'air heureuse quand je lui ai dis que moi aussi, j'avais envie d'être mannequin ou actrice. Et elle a dit que c'était dur, très dur, mais qu'elle avait confiance en moi parce que j'étais superbe.
Bill est toujours dans le salon, il ne me regarde pas quand je passe, c'est le bruit de la porte grinçant sous mes doigts qui le fait réagir.
- Où tu vas ? Demande-t-il avec un ton enjoué, comme si la conversation d'il y a un heure n'avait jamais eu lieu.
- Ca ne te regarde pas, répondis-je avec un magnifique sourire insupportable qui avait le don de faire enrager n'importe quel individu. Sauf que, évidemment, Bill Kaulitz n'est pas n'importe quel individu...

Je l'entends soupirer et se lever du canapé pour m'attraper délicatement le poignée et plonger ses yeux cernés de noirs dans les mien. Je soutins son regard au pris d'un extrême effort de volonté. Cet être est impénétrable, je confirme les dires des journalistes.
- Tu es magnifique, me balance-t-il soudainement, si bas que j'aurais pu ne pas l'entendre, même si tu te comportes comme la dernière des garces.

A ce moment là, je devais vraiment avoir une tête complètement abasourdie car il a éclaté de rire et m'a caressé la joue. Il avait beau avoir mon âge, il avait une aisance déstabilisante. Aucuns hommes, à Paris, n'aurait osé me toucher ou me regarder comme ça. Au péril de sa vie.
Je lui ai lancé un pauvre sourire que j'ai voulu farouche avant de claquer la porte derrière moi. Et il a vraiment dut faire son effet car il me semblait l'avoir vu me lancer un regard surpris et plein de désir.
La journée ne commençait pas si mal finalement.

J'en reviens pas que j'en sois réduite à attendre le bus dans un espèce de cabanon miteux. Je pousse mon énième soupir depuis que je me suis assise ici, et distingue enfin une forme rectangulaire s'avançant dans ma direction. Un corbeau vient soudain se poser à quelques mètres de moi et me regarde avec ses grands yeux noir. Je lui tire la langue, découvrant ainsi mon percing, et il pousse un croassement aigu avant de s'envoler à tire d'aile. Putain d'oiseau de merde.
- Hé ! me lance une voix doucereuse devant moi.

Je me retourne vivement et observe Bill qui se tient debout devant l'arrêt de bus.
- Bill... dis-je seulement.

Il a dut prendre ça comme une invitation à s'asseoir car il a posé ses jolies fesses à côté de moi.
- Pourquoi tu m'en veux tellement ? demande-t-il.
- Je ne t'en veux pas.

Il rit ironiquement et se tourne vers moi, plantant son regard farouche dans le mien.
- Oh, arrête. Qu'est ce qui se passe ?
- Tu me parles comme si on se connaissait toujours.
- Mais on se connaît toujours ! s'indigne-t-il.

Je secoue la tête tout en observant le bus arriver, au loin.
- Arrête de jouer les stars okay ? ! me lance-t-il avec un sourire espiègle.

Vu que sa question n'en était pas une, je n'ai pas pris la peine de répondre et lui ai renvoyé son regard malicieux.
- Je ne les joues pas, je SUIS une star, nuance, plaisantai-je.
- Bien sûr Macky. A tout à l'heure.

Le bus est arrivé et je suis monté dedans. Quand je me suis retournée, Bill n'était plus là.
A ce moment-là, je me suis rappelée où je me rendais. Au fameux casting que j'allais bien sûr remporter. Il se la jouait tous au début : « vous êtes en retard mademoiselle, veuillez être polie mademoiselle, oh quelle attitude insolente mademoiselle ! »
J'avais envie de leur faire bouffer leur « mademoiselle » complètement débile. Mais dès qu'il me voyait défiler avec leurs vêtements censés être au top de la mode, toutes leurs bouches s'ouvraient en même temps et j'étais la seule à qui il ne disait pas la phrase typique : « on vous rappelle ».
Le bus s'est soudainement stoppé et je suis descendus. J'ai marché quelques mètres et enfin, je suis arrivé à l'endroit voulu, soit, le casting. C'était un petit truc pour une pub de vêtement ou je ne sais quoi, en fait, c'était plus pour passer le temps qu'autre chose. Avant que mon agent me trouve un vrai casting, important. J'ai poussé la double porte en fer qui menait à une petite salle, et tout le monde m'a regarder.
Une fille complètement terne était en train de défiler avec un habit aussi terne qu'elle, qu'elle portait mal. Elle lançait des regards farouches aux juges.
« Pauvre pute », ai-je pensé. Aucune classe, aucun charisme.
Je n'ai même pas attendu mon tour, passé depuis bien longtemps je présume, de toute façon je ne sais même pas à quelle heure j'aurais du passer et je m'en fous.
Donc, j'ai gratté toute les filles qui n'ont rien protesté, et je me suis plantée devant le jury qui me fixait, impénétrable.
- Vous êtes en retard, mademoiselle Lowell, m'a lancé un juge avec mépris.

Je lui ai lancé mon plus beau sourire insolent et ai répondu d'une voix doucereuse :
- Et alors ?

Une grosse juge complètement moche avec une peau blanche tellement parfaite que s'en était ridicule a poussé un cri choqué.
Le moche qui m'avait adressé la paroles à fermer et rouvert les yeux, puis m'a lancé d'une voix tremblante, à la limite de la crise de nerfs :
- Allez vous changer, vous passez dans 5min.

J'ai pris les habits affreux qu'il me tendait et je suis allée me changer dans une espèce de petite loge exiguë.
Je me suis regardé dans la glace. Les vêtement était d'une banalité tellement voyante que ça en était ridicule. Ils mettaient en valeur mes formes, celle qui avaient besoin d'être mise en valeur. C'était une robe noir en soie, avec un décolleté plongeant et fendue sur le côté, qui donnait un petit effet classe, tout de même. Fallait bien lui trouver quelque chose de positif, à cette mochetée criante.
Bref, une fois m'être assuré que j'étais parfaite, je suis sortie de la loge, le jury m'attendait.
Je leur ai lancé un regard provocateur que j'avais mis des années à perfectionné et je suis montée sur ce qui, à mon avis, devait faire office de podium et j'ai défilé avec une aisance déstabilisante.
Et c'est partit.

Le casting avait été concluant, évidemment. Ils ont renvoyé toutes les autres pimbêche, on pris mon numéro de portable et ont dit qu'ils allaient m'appeler pour les photos dans quelques jours.
Le pire, c'est qu'en sortant je n'étais même pas contente.
C'est en me retrouvant devant la porte d'entrée d'Andy que j'ai compris que j'étais partie sans clés.
- Bonjour, vous êtes sur la messagerie orange d'Andréas, veuillez laisser un message après le bip * biiip *
Andréas vient m'ouvrir toute suite où je pète une fenêtre , hurlai-je à la pauvre connasse qui s'occupe des messageries.

Comme par hasard, 5 minutes plus tard, Tom venait m'ouvrir la porte. Il me lançait un regard plein de mépris, comme si c'était de ma faute qu'Andy ferme la porte d'entrée à clé en pleine journée.
- Si tu te poussais, je pourrais passer.
Il s'est un peu écarté. En passant, j'ai frôlé son torse musclé, tout mon corps à parut se réveiller tout à coup. Je me suis vite écartée et me suis affalée dans le canapé à côté de Bill qui regardait un dessin animé complètement débile.
Finalement, Tom aussi s'est assis et on a tous regardé la télé en faisant semblant de ne pas se détester.




Waouw merci pour les com' ! Qu'est ce que vous pensez de ce deuxième chapitre ?
Donnez-moi vos impressions, bisous et encore merci pour les com'.

60 com' !=D

# Posté le mercredi 20 août 2008 04:43

Modifié le mardi 28 octobre 2008 05:17

3. Sa première piqûre de bonheur créa cette blessure qui reste pour toujours.

3. Sa première piqûre de bonheur créa cette blessure qui reste pour toujours.

- Macky, qu'est ce que tu fais là ?

Je m'appuies contre le bar, sans prêter attention aux paroles de l'homme se tenant devant moi. La salle tangue, j'ai du mal à reconnaître le visage qui me fait face, je danse encore et encore, en riant. J'aime bien l'effet de l'alcool sur moi, qui fait oublier à quel point votre vie est merdique, tout semble joyeux, léger tout à coup, même si ça ne dure jamais éternellement, j'aime cette sensation de légèreté.
- Tu ne devrais pas être ici, comment tu as fait pour entrer ?

Comment j'ai fait ? Non mais il croit quoi lui, on ne me refuse AUCUNE entrée, majeure ou pas. J'arrive maintenant à reconnaître plus ou moins cette voix. C'est Tom. Son expression contraste avec ses paroles, il me regarde avec un petit sourire en coin, très sexy. Je lui souris à mon tour et m'éloigne de lui pour rejoindre le mannequin avec qui j'étais venu, Sean, j'avais posé avec lui toute la journée à l'agence pour leur putains de photos de pub.
Sauf qu'il n'est plus là où je l'avais laissé on dirait. Bof, tant pis.
Je me remets à tournoyer au milieu de la piste, à onduler mon bassin, attirant des regards désireux. Je danse serré contre beaucoup de mec qui défile devant mes yeux, jusqu'à ce que Tom me rejoigne et m'attrape par les hanche pour coller son bassin à mon dos. Je souris, et ondule encore plus.
Soudain, je me retourne, colle mon torse au sien tout en lui mordillant le lobe de l'oreille. Une sensation bizarre m'envahit, je pense qu'il l'a sentie lui aussi car il me regarde gravement, approchant doucement son visage du mien.
Soudain, sans comprendre comment ni pourquoi, des dizaine de flash se mettent soudain à crépiter. Tom se paralyse et je lui lance un regard interrogateur.
- Qu'est ce que tu fous putain, continus à danser... lui glissai-je à l'oreille.

Encore un flash. Il me lance un regard méprisant et me pousse, assez fort pour que je me retrouver couchée par terre, et s'éloigne, l'air furieux.
Je ne cherche même pas à me relever, je reste là, couchée au beau milieu d'une piste de danse, sans personne pour me relever, et tant mieux. Dans la vie, c'est toujours comme ça. Il ne faut jamais s'écrouler, montrer ne serait-ce qu'un seul signe de faiblesse, ou compter sur les autres pour vous relever ensuite, il n'y aura personne. Entourée ou pas, vous êtes toujours seule, où que vous alliez.
Un rire s'échappe de ma bouche. C'est tellement bête. Tellement prévisible.
Je ris comme une hystérique pendant quelques minutes, puis, soudain, stoppe tout. Je ne pleure jamais. Inutile de me dire que c'est impossible, c'est comme ça.
Je sais que j'ai tout ce que je veux, d'un point de vue matériel, tout du moins. Alors, pourquoi se plaindre ? Pourquoi toujours pleurer sur ce que l'on a pas ?
Beaucoup de jeunes filles m'envient, beaucoup d'hommes donnerait n'importe quoi pour m'avoir. Mais je ne suis à personne.
Et je ne pleure jamais, car toutes les larmes du monde ne suffirait pas à crier à tous ces cons à quel point je les emmerde.
Une main se tend alors vers moi, que je saisis sans aucun sourire. C'est ça le problème de l'alcool, une fois que l'euphorie est retombée, tout semble plus triste, plus mélancolique. Et tout revient en mémoire, on se reprend tout dans la gueule, bam.
- Hey, je t'ai vu danser tout à l'heure, pas mal, me dit l'inconnu qui vient de me relever.
- Hm, grommelai-je en espérant qu'il me lâche.

Je me dirige vers la porte de sortie, espérant me retrouver seule pour profiter de l'air glacial de cette nuit d'hiver, mais l'inconnu me suit, en continuant de me parler de Tom, sur je ne sais quel sujet.
Arrivée dehors, je ne sens même pas le froid. Je me laisse tombée contre le mur, les bras le long du corps. Je ne sais même pas où je suis, sûrement chez je ne sais qui, à je ne sais quelle fête, pourtant, la maison me paraît connue.
- T'as pas l'air bien, constate l'inconnu.
- Mouais, l'alcool qui est retombé, répondis-je en mode automatique.

Il ricane, se penche vers moi et chuchote :
- Tu veux un truc qui te fera vraiment planer ? J'peux t'dire que là, tu auras oublier ce que c'est que de pas se sentir bien avec ça poupée.

Si il y a bien un truc que je hais par dessus tout, c'est les mecs dans son genre qui appellent « poupée » tout ce qui est féminin et en état de bouger son cul. En temps normal, à Paris, je l'aurais envoyé chier pour le simple fait que mon manager m'aurait tuer sur place s'il apprenait que je me droguais. Mais là, qu'est ce que ça peut faire ? Qui me dirait que c'est mal ? Qui s'inquiéterait pour moi ? Personne, j'accepte donc sa proposition et il me tend un petit sachet dans lequel se trouve une seringue.
- Je suppose que tu sais comment ça marche, me lance-t-il, nerveux, J'dois te laisser, et surtout, t'en parle à personne ou j'te bute, ma jolie.

Je ne fais pas attention à ses menaces en l'air et m'intéresse au paquet. Je me remise à rire. C'est fou, je suis en train de foutre ma vie en l'air, me suis-je dit. Et le pire, c'est que j'en ai rien à foutre. Je ne peux plus m'arrêter, j'en veux plus, je veux que les gens me regarde et dise « waouw », je veux qu'on m'aime et qu'on me déteste.
Je déteste Tom. Je déteste Andréas qui fait comme si je n'étais pas là et préfère rester avec Bill. Et je déteste Bill plus que tout le monde, je déteste l'effet qu'il a sur moi, je déteste penser à lui tous les jours comme ça, je déteste ne plus rien contrôler par sa faute. Je les déteste tous parce qu'ils me détestent aussi.
Je pris le seringue et enfonçai l'aiguille dans mon avant bras.
Souriez, vous êtes filmez.

PDV Tom.

Pas facile de se frayer un passage jusqu'à dehors avec tout ce monde venu exprès pour Bill et moi. Enfin... Bill qui n'est plus là. Mais où il est encore lui ? !
Et comme par pur hasard, Andréas aussi a disparu de la circulation. Ils sont sûrement en face, chez Andréas, je crois me rappeler que c'est pas trop leur trucs, les fêtes de ce genre. Pour ma part, il faut que je sorte ou je vais crever du manque d'air dans mon salon archi bondé.
Arrivé à mi-chemin de la porte menant au jardin, quelqu'un me bouscule et me lance, puant le shit à plein nez :
- Hé, Tom !

Je grommelle un salut presque inaudible et tente de poursuivre ma progression tandis que l'inconnu me retient d'une force insoupçonnée.
- J'ai vu ta copine, là-bas, elle a l'air furieuse, j'lui ai donné un peu d'héro pour qu'elle se calme. J'te laisse faire le reste mec...

Je ne me formalise pas du terme employé pour désigner Macky, et le gratifie d'un regard noir.
- Un peu de QUOI ? ! Tu lui as donné de l'héroïne ? ! Putain, pov' con ! !

Il se marre et retourne se mêler à la foule, je le perds vite de vue. Bien, Andréas va me défoncer, c'est pas qu'il a une grande force, mais je n'ai pas envie de perdre son amitié, c'est quelqu'un de cher pour moi.
Bien. Procédons par étape, d'abord trouvé la fille. Enfin, Macky, mais des fois je me demande si c'est vraiment celle que j'ai connu... Bref, ne nous égarons pas.
Arrivé dehors, je la trouve couchée par terre.
- Macky ?

Elle se tourne un peu, et, en me voyant, fait un grand sourire paisible.
- Tom, je viens de me rendre compte qu'on est chez toi. Là, tu te rappelles ce jour, on faisait de la balançoire ? J'aimerais refaire de la balançoire, comme avant... me dit-elle, la voix perdue dans le vague.

Je soupire et secoue la tête de gauche à droite. Comme si j'étais venu pour faire un debriefing de nos jeux du passé.
- Macky, tu es shootée jusqu'aux os.
- J'aime bien. J'ai l'impression que plus rien n'est pareil, c'est super. Tu devrais essayé ! Tiens, viens, on va demander à ton copain qu'il nous en redonne okay ? me demande-t-elle, enthousiasmée, avant de se lever et de prendre ma main pour m'entraîner à l'intérieur.

Les amis, je vais dire une chose horrible mais j'aime mieux Macky quand elle est shootée et qu'elle ne vous envois pas chier à longueur de temps. Là, on peut lui parler, même si elle oubliera tout dans peu de temps, on peut la toucher sans qu'elle se braque, j'ai l'impression de retrouver celle d'avant. Tom, tu divagues, ramène la fille à son cousin et retourne danser au lieu de dire des conneries.
Je la tire par la main avant qu'elle n'entre chez moi, le plus doucement possible, elle est propulsée contre mon torse avant de tombée par terre. Je la rattrape avant qu'elle ne touche le sol et, d'un coup, elle se met à pleurer.
Oh non, putain, manquait plus que ça. Je déteste quand les filles dans son genre (qui ne pleure qu'une fois tous les 7 ans), se mettent à pleurer devant vous. C'est que y'a un truc pas normal. Surtout quand c'est elle.
Je la relève, l'entoure de mes bras et la berce doucement. Qu'aurait dit Bill dans un moment comme ça ? Il sait toujours employé les bons mots mon frère, des fois je l'envie presque.
- Non, Macky, pleure pas. Tu as trop bu. Ca va s'arranger.

Bien, comment se taper la honte par Tom Kaulitz, méthode 1.
- Lâche-moi ! me crie-t-elle avant de se débattre.

Je m'écarte d'elle, en l'interrogeant du regard. Qu'est ce qui se passe ?
- Lâche-moi, tu comprends rien ! ! répète-t-elle.

Cette fois, c'est trop, j'en peux plus de son agressivité permanente, j'en peux plus de tout ça.
- Parce que toi tu comprends quelque chose ? Tu pourris la vie de tout le monde ! Putain mais regarde-toi « Je joues les salopes de service pour vous prouvez à tous que je suis une garce, ne pas m'approcher, je mords ». Tu crois que ça continueras toujours comme ça ? Ben je vais te dire un truc, c'est pas moi qui vais t'aider à aller mieux, c'est pas mon job et j'ai pas envie de m'occuper d'une pauvre traînée dans ton genre, dégage.
- Je te hais, Tom Kaulitz, me crache-t-elle avant de disparaître.


PDV Macky.

Avez-vous déjà ressenti l'effet de la drogue et de l'alcool retombant en même temps ? Ce vide immense qui surgit soudain. La crainte de la solitude, de mourir là, sans que personne ne soit là pour vous tenir la main.
Je ne sens même pas le froid d'hiver me geler les bras, les jambes. Je marche encore, je ne sais pas exactement ce que je cherche, je pourrais rentrer mais je sais qui je vais trouver. Bill et Andréas. Peut-être même Tom si il a décidé de me faire chier en leur disant ce qu'il vient de se passer.
Pourquoi je l'ai envoyé se faire voir ? Tous les pourquoi ont-ils des réponses ? Celui-là n'en a pas.
Finalement je retourne sur mes pas, et me retrouve, couchée dans l'herbe mouillée, la fête battant son plein à l'intérieur.
Personne ne me remarque ouvrir le cabanon et attraper un pot de peinture rouge sang. Personne ne me regarde me glisser jusqu'au mur. Personne ne me regarde agir.
Etais-je bourrée ou même encore défoncée quand j'ai fait ça ?Peut-être, oui, je ne sais pas.
Je ne me rappelle pas être rentrée. Je me suis glissée à l'étage, et me suis plantée devant la chambre des jumeaux. Je dus m'endormir car, plus tard, bien plus tard, Bill est venu me chercher et m'a glissé dans son lit, à côté de lui.
Un jour je te tuerai, Bill Kaulitz, pour avoir osé me faire tant de mal.



Voilà le 3e chapitre, avec du retard mais j'avais pas vraiment d'idées, et puis écrire doit rester un plaisir.
Alors, qu'est ce que vous en pensez ?
Gros bisous, merci pour vos com', je vous aime tellement mes Lectrices (L)

70 com' =D


PS : N'hésitez pas à faire tourner ce blog, ce serait vraiment gentil. Gros bisous vous êtes les meilleures, je vous aiiiiiime (L)

# Posté le dimanche 31 août 2008 05:32